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L’olfactotherapie les supers-pouvoirs de l’odorat

Olfactothérapie et Aromathérapie

L’olfactotherapie les supers-pouvoirs de l’odorat

Notre nez est tapissé de millions de neurones et de 400 récepteurs olfactifs permettant de sentir à chaque inspiration. L’odorat est le seul sens en lien direct avec notre cerveau. Il active instantanément notre système limbique, zone du cerveau responsable des émotions et de la mémoire. Les odeurs révèlent un souvenir, réactivent des émotions et influent sur notre bien-être et notre comportement. Cette science a un nom, c’est « l’Olfactothérapie », dont l’efficacité n’est plus à prouver.

L’odorat, le seul sens en lien direct avec notre cerveau

"… et l’odeur pénétrait directement en eux jusqu’à leur cœur, et il y décidait catégoriquement de l’inclinaison et du mépris, du goût et du désir, de l’amour et de la haine. Qui maitrisait les odeurs, maitrisait le cœur des hommes. » Le Parfum de Patrick Süskind."

L’odorat, le seul sens en lien direct avec notre cerveau
 

L’odorat : comment fonctionne-t-il ? que se passe-t-il réellement dans la cavité nasale ?

L’odorat est l’un des cinq sens que possède l’homme. Grâce au nez, nous pouvons ressentir toutes sortes de sensations : les plus délicieuses comme les plus désagréables. Le nez nous permet d’analyser notre environnement. Il agit un peu comme un système d’alarme : une odeur de nourriture nous ouvrira l’appétit tandis qu’une odeur de fumée nous préviendra d’un danger.

Le nez est l’organe de l’odorat. La fonction sensorielle de l’olfaction permet la perception des substances odorantes, par l’intermédiaire de la muqueuse olfactive, qui tapisse l'intérieur de chaque cavité nasale, d’une superficie variable d’environ 3-5 cm².

L’odorat : quel est le mécanisme physiologique de l’olfaction ?

Un produit odorant qui pénètre dans le nez ne devient une « odeur » que s'il est détecté par la muqueuse olfactive. C'est le seul tissu nerveux exposé directement à l’air libre. La muqueuse olfactive est composée, entre autres des neurones, qui transforment le message chimique en influx nerveux interprétable par le cerveau.

Les neurones olfactifs assurent la réception des molécules odorantes qui sont « inspirées » dans la cavité nasale et atteignent la muqueuse olfactive. Ces neurones sont équipés de récepteurs moléculaires olfactifs. Bien qu’il existe une grande variété de récepteurs, chaque neurone ne porte qu’une seule variété de récepteurs.

Les « neurones olfactifs » acheminent le message olfactif, porté par les molécules odorantes jusqu’au cerveau.

La plupart des odeurs sont complexes, c'est-à-dire qu’elles sont composées de plusieurs molécules odorantes. Ainsi, une odeur est captée par différents types de récepteurs olfactifs.

L’être humain dispose d’environ 400 types de récepteurs olfactifs différents qui vont s’activer de manière diverse en fonction des molécules odorantes qu’il respire. Certaines molécules vont activer un nombre restreint de récepteurs, 5 à 6, d’autres molécules plus complexes en activeront 20 à 30.

Si les récepteurs étaient les touches d’un orgue et donc les molécules odorantes un accord musical, alors en imaginant un orgue à 400 touches, on aurait un nombre spectaculaire de symphonies possibles.

On comprend alors que l’absence d’un type de récepteurs ou toute autre perturbation dans la perception du signal va engendrer des différences dans l’odeur que l’on peut ressentir. Un être humain pourrait théoriquement être capable de distinguer 1000 milliards d’odeurs, mais un individu non spécialisé n’en détectera que 100-150 tandis qu’un expert 3000 voire des dizaines de milliers.

Une fois « fixées » au niveau d’un récepteur, les molécules odorantes vont déclencher une à deux cascades de réactions chimiques à l’intérieur du neurone. Le signal est ensuite envoyé vers le bulbe olfactif. Le bulbe olfactif est une petite structure située sur le plancher de la boîte crânienne qui traite le message olfactif en provenance de la cavité nasale.

Du bulbe olfactif, l’information olfactive est transmise à 2 systèmes différents :

  • Le système conscient : le lieu de la perception rationnelle, c’est-à-dire l’identification des odeurs.
  • Le système limbique : le lieu de naissance des émotions, d’activation de la mémoire, des comportements instinctifs (alimentaires, défense, sexuels…), il régule les fonctions végétatives (cœur, respiration)…

Il existe donc un lien anatomique privilégié entre olfaction, mémoire et émotion.

Bien que l'homme soit moins dépendant des apports chimiosensoriels que les autres mammifères, la fonction olfactive joue toujours un rôle critique dans la santé et le comportement. La détection des dangers dans l'environnement, la génération de sentiments de plaisir, l'influence sur la sexualité et le maintien de l'humeur font partis des rôles du système olfactif, d'autres fonctions nouvelles tendent à être élucidées.

De plus en plus de preuves ont mis en cause le rôle de l'olfaction dans des processus physiologiques aussi divers que la détection des phéromones (exemple des papillons qui répondent à l’appel de leur partenaire à une quinzaine de kilomètre de distance), la liaison mère-enfant, les préférences alimentaires.

L’odorat : les odeurs modifient le comportement, ravivent les souvenirs

« … Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste (…) l’odeur et la saveur restent encore longtemps (..) à porter sans réfléchir, sur leur gouttelette impalpable, l’édifice immense du souvenir… » Du côté de chez Swann de Marcel Proust.

La mémoire olfactive résiste mieux à l’épreuve du temps que les autres mémoires. En effet, l’odorat est un sens particulier qui offre l’avantage de permettre à une odeur de faire remonter un souvenir d’ordre émotionnel, gardé intact dans notre système limbique.

C’est la fameuse madeleine de Proust. Marcel Proust, écrivain français du début du XXème siècle, constate un changement dans son humeur simplement en mangeant une petite madeleine en même temps qu’il avale une gorgée de thé. L’alliance des deux lui rappelant le dimanche matin avant la messe, avec sa tante qui lui offrait un morceau de madeleine trempé dans du thé.

En milieu hospitalier, chez les personnes souffrant d’amnésie ou chez les personnes qui sont dans le coma, une rééducation efficace consiste d’ailleurs à raviver la mémoire en sentant des odeurs familières, bien connues dans le passé. La mémoire olfactive enregistre tout le contexte lié à un évènement et par le biais des nombreuses connexions neuronales entre la vue, l’ouïe et l’odorat, la mémoire se rééduque‎.

La stimulation des voies olfactives par l’intermédiaire des huiles essentielles, et particulièrement du système nerveux limbique, peut donner également, un ensemble d’effets, qui peuvent se manifester dans la physiologie, le comportement, les sentiments et les humeurs des personnes.

D’un point de vue physiologique, les effets peuvent se mesurer objectivement par l’étude des états cérébraux, définis par les variations de certains indices électriques ou métaboliques mesurables (pression sanguine ou artérielle, rythme cardiaque, dilatation de la pupille…). Ainsi les fonctions circulatoires, respiratoires sont modifiées par le stimulus de certaines odeurs.

Certaines huiles essentielles, par exemple, entraînent une augmentation de la quantité des ondes α lorsque l’on pratique un électroencéphalogramme. Les ondes α de basses fréquences signant un état de calme et de relaxation. Elles sont physiologiquement produites lorsque le sujet est au repos, les yeux clos. Ces ondes disparaissent lors d’une activité mentale importante comme un calcul mathématique.

On peut mesurer l’influence des odeurs sur le comportement par les indices de vigilance et d’attention (temps de réaction entre stimulation olfactive et réalisation d’actes impliquant mémoire et raisonnement).

Une étude a comparé les effets de plusieurs huiles essentielles. Certaines diminuent le temps de réaction chez les personnes qui les inhalent, démontrant ainsi leurs propriétés stimulantes.

Enfin, l’impact sur les sentiments et les humeurs peut également être évalué par des questionnaires sur le ressenti et l’appréciation quant à la perception olfactive.

Le principe de l’olfactothérapie

L’odorat étant directement lié à la mémoire et aux émotions, une odeur qu’elle soit plaisante ou désagréable va donc influencer directement le comportement et les émotions.

Les huiles essentielles, principes odorants par excellence, ont donc une place de choix dans le soin par l’odeur. L’olfactothérapie ou l’aromachologie est donc une thérapie qui utilise les odeurs de certaines huiles essentielles pour calmer, tonifier, libérer et réguler les émotions. Les multiples molécules olfactives présentes leurs confèrent de nombreuses propriétés en diffusion. Elles sont donc utilisées comme des messagers permettant de délivrer très rapidement une information au système limbique qui est le siège des émotions et du plaisir‎.

Pour bénéficier de tous les bienfaits de l’olfactothérapie, il est important de tenir compte de la pyramide olfactive d’une composition, d’utiliser le système de diffusion approprié et d’apprendre à bien sentir les huiles essentielles.

L’olfactothérapie : l’importance de la pyramide olfactive pour une composition efficace

La pyramide olfactive est constituée de notes qui sont représentatives du degré d’évaporation d’une composition olfactive, elles sont idéalement complémentaires et indissociables.

Une composition olfactive est composée de nombreuses notes ou « matières premières », celles-ci ont un temps de volatilité différent. Lorsque nous la diffusons, notre nez capte un message odorant complexe, correspondant à l’ensemble de ses principales notes, c’est une première étape qui permet d’avoir une lecture globale de la composition et de la ranger dans une famille olfactive (hespéridé, floral, chypre, boisé, fougère, oriental). Ensuite, si nous restons attentifs aux effluves, nous découvrons la pyramide olfactive qui est composée de notes de tête, de cœur et de fond.

Les notes de tête.
Elles sont perceptibles juste après l’application de la senteur. Elles sont issues des substances les plus volatiles. On trouve généralement tous les agrumes, certaines fleurs comme la lavande, les aromates comme le romarin, le laurier, le thym et les notes marines. Ces notes sont de faible ténacité de 0 à 2 h.

Les notes de cœur.
Elles viennent ensuite et se développent pendant plusieurs heures (jusqu’à 5 h). Elles constituent l’odeur caractéristique de la symbiose. On y trouve presque toutes les notes florales (jasmin, rose…), la plupart des épices (clou de girofle…), les fruits et certains bois (bois de rose).

Les notes de fond.
Elles sont les plus lentes à s’évaporer, elles peuvent tenir jusqu’à 24 h. Elles ont pour rôle essentiel de faire durer l’odeur de la composition olfactive. On y trouve presque toutes les résines (benjoin), les baumes, les bois et la vanille.

Une huile essentielle appartient à une seule famille olfactive tandis qu’une composition avec plusieurs huiles essentielles est représentée par les différentes familles olfactives. Une pyramide équilibrée permet d’avoir une action optimale sur les récepteurs olfactifs.

L’olfactothérapie : apprendre à bien sentir

Pour profiter au mieux des vertus de l’olfactothérapie, il est important de faire attention aux odeurs qui nous entourent. Cette prise de conscience nous aide à développer notre sens olfactif et être ainsi plus réceptif aux senteurs qui effleurent notre nez.

Voici quelques règles simples à respecter pour pouvoir sentir correctement :

  • Ne pas mâcher de chewing-gum ou fumer au moment où l’on sent une odeur, car cela diminue la sensibilité olfactive.
  • Ne pas consommer d’aliment en même temps : lors de la mastication, notre nez analyse les arômes des aliments par le phénomène de rétro-olfaction, le nez « interne ». Essayer de sentir tout en mangeant agit sur le nez un peu comme agirait sur l’ouïe un casque diffusant une musique différente dans chaque oreille.
  • Avoir le nez bien débouché et prendre l’habitude de le nettoyer régulièrement avec du sérum physiologique.

Le monde de l’odeur est celui du monde intérieur, il convient donc de faire le plus possible abstraction du monde extérieur afin de se focaliser sur la senteur perçue :

  • S’installer dans une atmosphère calme,
  • Se détendre, prendre le temps de respirer,
  • Accepter les réactions spontanées à l’odeur, laisser surgir les émotions,
  • L’esprit s’imprègne de l’odeur, laisser-le vagabonder,
  • Laisser apparaître les images des lieux ou des personnes, les sons… toutes les scènes qui viennent à l’esprit,
  • Continuer à respirer lentement et à apprécier l’instant présent.

Lorsque l’on respire les effluves d’une huile essentielle, on obtient un bien-être correspondant aux effets de cette huile.

L’olfactothérapie : les différents systèmes de diffusion

Il existe de nombreux diffuseurs d’huiles essentielles sur le marché, à différents prix et avec différentes technologies de diffusion.

Le diffuseur par nébulisation  :

Tous les aromathérapeutes le disent, les diffuseurs d'huiles essentielles par nébulisation présentent la meilleure solution pour profiter des bienfaits des huiles essentielles en diffusion. Cette technologie est la plus aboutie en termes de performance et de respect des huiles essentielles. C’est la seule technologie qui permet d’obtenir une diffusion très spéciale, appelée l’Olfactothérapie.

Les diffuseurs par nébulisation ne diffusent que des huiles essentielles contrairement aux diffuseurs ultrasoniques qui mélangent les molécules d’huiles essentielles avec de l’eau.

Grâce à un mécanisme sophistiqué, ce type de diffuseur va nébuliser dans l’air des millions de molécules d’huiles essentielles. Il est constitué d’une pompe très performante à effet Venturi : le principe de diffusion est beaucoup plus complexe et performant que les autres types de diffuseurs.

Comment cela fonctionne ?

Deux buses vont souffler à forte vitesse (effet Venturi) des huiles essentielles et de l’air. Le flux d’air traverse horizontalement le flux d’huiles essentielles qui projette celles-ci contre la paroi. Les huiles essentielles se retrouvent alors divisées en petites particules ou gouttelettes.

Les particules d’huiles essentielles diffusées sont de petite taille, on parle de « micro-gouttelettes ». Elles restent donc beaucoup plus longtemps dans l’atmosphère qu’avec un diffuseur classique et se dispersent de manière parfaitement homogène dans toute la pièce. La technologie Venturi intégrée dans les nébuliseurs rend la diffusion incroyablement efficace : Il suffit juste de quelques gouttes d’huiles essentielles et quelques secondes pour que les micro-gouttelettes soient propagées dans l’air de votre pièce. Cette puissance de diffusion permet de profiter de vos huiles essentielles dans des espaces allant jusqu’à 100 m².

Beaucoup de personnes non expertes en huiles essentielles pensent qu’un diffuseur par nébulisation consomme plus d’huiles essentielles qu’un brumisateur. C’est tout le contraire. Une diffusion par nébulisation ne nécessite pas d’eau et sa puissance de diffusion permet de diffuser les huiles essentielles sur une courte période pour un résultat olfactif incomparable.

La plupart du temps le diffuseur par nébulisation se compose d'un socle où est situé le système Venturi et d’une partie en verre destinée à accueillir les huiles essentielles. Olfae®, reproduit la « technologie de nébulisation » en format miniaturisé grâce à une pompe ultra performante. Contrairement au système de nébulisation en verrerie, Olfae® bénéficie d’une pompe beaucoup plus silencieuse.

Le diffuseur ultrasonique  :

Ces diffuseurs sont les plus communément utilisés. Appelés « diffuseurs ultrasoniques », ou « brumisateurs », ils sont plutôt utilisés pour instaurer une ambiance olfactive et non pour bénéficier des propriétés des huiles essentielles.

Comment cela fonctionne ?

Au fond du diffuseur une pastille à ultrason vibre au contact de l’eau et diffuse une brume d’eau froide qui renferme les molécules olfactives. Le résultat olfactif est discret, les huiles essentielles sont dispersées dans l’atmosphère mais certaines molécules, très volatiles, seront peu perceptibles dans l’air.

En raison de la dilution d’huiles essentielles dans l’eau, les effets bénéfiques des huiles essentielles ne sont pas aussi prononcés qu’avec des diffuseurs par nébulisation qui n’utilisent pas d’eau. Les brumisateurs sont moins efficaces en comparaison des nébuliseurs.

Pourquoi ?

Parce que les micro-gouttelettes contenues dans la brume sont composées d’eau et d’une faible quantité d’huiles essentielles. Ce mélange est lourd et les micro-gouttelettes ne peuvent pas se propager aussi facilement que celles produites par un nébuliseur. C’est pour cela que ces types de diffuseurs sont conseillés pour les petites pièces ne dépassant pas 30 m2.

De plus la surcharge en COV (Composés Organiques Volatils) dans la pièce peut vite être saturée et devenir irritante pour les voies respiratoires. Il faut toujours être attentif et se renseigner avant de diffuser des huiles essentielles.

  DIFFUSEUR PAR NÉBULISATION DIFFUSEUR ULTRASONIQUE OU BRUMISATEUR
USAGE Pour un usage de soin Pour une ambiance olfactive
AVANTAGES Diffusion d’HE 100% pures
Performance de diffusion : micro-gouttelettes pures pour une durée de suspension beaucoup plus longue
Diffusion d’HE diluées dans de l’eau
Gouttelettes d’HE et d’eau, durée de suspension beaucoup plus courte
PUISSANCE Efficace
Jusqu’à 100 m2
Faible
Jusqu’à 30 m2
UTILISATION D’EAU Non Oui
QUALITÉ DE DIFFUSION Excellente (fines particules d’HE diffusées dans l’air) Moyenne (HE mélangées avec de l’eau)
TEMPS DE DIFFUSION 60 min avec diffusion par intermittence
15-20 minutes de diffusion réelle
1-3 heures

Le diffuseur à chaleur douce :

Il s’agit d’un diffuseur qui permet de diffuser des huiles essentielles grâce à une chaleur régulée qui n’altère pas les vertus des huiles essentielles. Ces vertus sont conservées, car la température est toujours inférieure à 45 °C.

Il est nécessaire de verser 3 à 10 gouttes d’huile essentielle sur le dessus du diffuseur pour couvrir une surface de diffusion allant jusqu’à 20 m².

Le diffuseur par ventilation :

Les diffuseurs par ventilation viennent « arracher » les molécules des huiles essentielles à l’aide d’un flux d’air froid. En général les huiles essentielles sont imbibées sur un buvard ou sur des billes de polymères.

Ce principe répond à un besoin de diffusion pour une petite surface.

Les diffuseurs par ventilation sont en général silencieux et permettent une utilisation rapide. Les molécules diffusées sont extrêmement fines mais ne perdurent pas longtemps dans l’atmosphère contrairement aux nébulisateurs qui laissent les molécules dans l’atmosphère.

La ventilation permet une diffusion plus contrôlée et personnelle que les autres types de diffusion.

L’olfactothérapie : une efficacité validée

À partir des années 1980, des initiatives du genre nouveau voient le jour : centres de recherche consacrés à l’examen des phénomènes physiologiques induits par le parfum et à la mise au point de protocoles pour les évaluer, projets menés en collaboration avec des chercheurs ou avec des universités, programmes de neurosciences…

Depuis 2005, il y a un véritable engouement pour ce sens méconnu de l’odorat, encore peu exploité. En effet le prix Nobel de médecine en 2004 a été attribué à deux médecins américains, Richard Axel et Linda Buck, pour leurs travaux sur l’odorat humain. Ils ont découvert une famille d’un millier de gènes impliqués dans la production d’une grande variété de protéines capables de détecter des odeurs particulières et les premiers niveaux de traitement de l’information par le système olfactif. Cette découverte a marqué le début d’une nouvelle ère, celle de l’approfondissement des travaux dans ce domaine.

L’influence des odeurs sur la physiologie peut se mesurer par l’étude de certains paramètres. Depuis plusieurs années, les chercheurs s’intéressent donc à démontrer l’influence physiologique des odeurs sur la sphère psychique et comportementale chez l’homme. Des études ont montré que les huiles essentielles pouvaient avoir une action physiologique sur le sommeil, la relaxation, la respiration et l’humeur.

Au Japon, des essais ont été menés lors de diffusions d’huiles essentielles afin de mesurer l’influence qu’elles pouvaient avoir sur la réaction des individus, certaines pour stimuler, d’autres pour apaiser. Par exemple, au sein d’un département de psychiatrie au Japon, les effluves olfactifs du limonène (odeur de citron) sont plus efficaces que certains antidépresseurs.

D’autres études ont été réalisées dans le service du Vanderbilt University Medical Center, à Nashville, aux États-Unis. 2 infirmières ont voulu tester les huiles essentielles au sein de leur service, afin de réduire l’anxiété et le stress de leurs collègues et ont obtenu des résultats intéressants et prometteurs : « Avant l’expérience, 41 % des employés se disaient être très souvent stressés durant le travail, après la mise en œuvre de l’expérience, ce chiffre a chuté pour n’être plus que de 3 % ».

 
Marjolaine à coquilles

Exemple 1

L’huile essentielle de Marjolaine à coquilles

18 personnes ont inhalé de l’HE de Marjolaine à coquilles pendant 5 ou 10 minutes en position assise ou couchée. Pendant l’inhalation, plusieurs paramètres ont été enregistrés.

Un effet relaxant a été observé dans les 2 groupes, démontrant un effet calmant de l’HE de Marjolaine à coquilles.

L’huile essentielle de Lavande fine

Exemple 2

L’huile essentielle de Lavande fine

22 personnes ont respiré pendant 5 min de l’HE de Lavande fine ou un placébo.

Le taux de cortisol salivaire a été mesuré.

Le cortisol salivaire est bon reflet du niveau de stress et ce résultat démontre un effet antistress de l’HE de Lavande fine.

L’huile essentielle de romarin

Exemple 3

L’huile essentielle de Romarin

20 personnes ont participé à cette étude, dans laquelle l’activité du système nerveux autonome a été mesurée.
L’étude démontre que 20 min d’inhalation d’HE de romarin a un effet stimulant significatif par rapport l’huile d’amande douce (qui a servi de témoin).

La topographie du cerveau démontre :

  • Une diminution des ondes alpha-1 dans la zone frontale et postérieure droite et alpha-2 dans toutes les zones du cerveau (une augmentation des ondes alpha est liée à une perception accrue de calme) ;
  • Une augmentation des ondes beta dans la région frontale du cerveau (les ondes beta sont présentes lorsque nous sommes alertes, attentifs et engagés dans la résolution de problèmes, la prise de décision et une activité mentale ciblée).

En France et en Europe, les vertus des odeurs sont utilisées en milieu hospitalier.

Quelques exemples d’utilisations des huiles essentielles en milieu hospitalier :

  • À la polyclinique Saint-Jean de Cagnes sur Mer, l’encens est par exemple utilisé pour son action contre l’anxiété en mélange avec du zeste de mandarine et de petit grain bigarade.
  • Utilisée en milieu hospitalier, l’huile essentielle de Lavande rend les patients plus attentifs, plus concentrés et moins somnolents au cours de la journée. Chez les personnes âgées, on observe même la diminution (de plus de 50%) des chutes, liée à une meilleure vigilance et à une diminution de leur appréhension.
  • En Allemagne, beaucoup d’hôpitaux ont recours à l’huile essentielle d’Eucalyptus radiata en diffusion notamment lors des troubles respiratoires.