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À la rencontre de Fanny Perraudin, référente botaniste

Fanny, qui es-tu ?

Fanny, qui es-tu ?

Nom :

Fanny Perraudin

Profession :

Botaniste depuis 10 ans. Référente botanique au laboratoire d’études des substances naturelles en R&D chez Arkopharma

Âge :

36 ans

Cursus :

Master de Chimie et Biologie végétale

Ancienneté chez Arkopharma :

11 ans

Produit préféré :

Arkoessentiel Gaulthérie (huile essentielle), Arkogélules d’échinacée et Arkoroyal gelée royale BIO 1500 mg

Passions, centres d’intérêts :

animations médiévales-fantastiques, couture, danse, etc.

 
 

En quoi consiste le métier de « référente botanique » ?

Ce métier comporte plusieurs tâches, toutes liées au contrôle des espèces botaniques.

Mise en place des contrôles des plantes récoltées par nos partenaires

Pour ce faire, la plupart du temps nous recourons aux monographies officielles en vigueur. Lorsque celles-ci n’existent pas, il faut établir les critères de contrôle pour créer une monographie interne.

« Pour schématiser, il faut définir les critères qu’on va contrôler pour s’assurer que la plante qu’on met dans nos gélules a bien la qualité requise, est de la bonne espèce, etc. »

Le côté botanique a pour but de distinguer d’éventuelles falsifications, confusions ou adultérations. Par exemple, certaines plantes d’espèces différentes présentent des aspects très similaires ; ou bien la culture peut être contaminée par d’autres plantes poussant au même endroit. Pour répondre aux critères d’identification des matières premières, la botanique seule ne suffit pas car les descriptions de plantes portent sur des plantes entières fleuries fraîches et nos matières sont généralement des parties de plantes sèches coupées.

 

C’est pourquoi, en complément de l’examen botanique, nous pratiquons aussi des études phyto-chimiques.
Ces examens nous permettent de vérifier que certaines substances naturellement présentes ne dépassent pas les taux imposés par la législation ou au contraire sont conformes aux niveaux demandés.
Pour le développement de ces méthodes, qu’elles soient botaniques ou chimiques, on se base sur la externelittérature scientifique, les observations macro- et microscopiques, et divers procédés chromatographiques tels que la chromatographie sur couche mince pour le côté qualitatif, la CLHP (Chromatographie Liquide Haute Pression) ou encore la CPG.(Chromatographie en Phase Gazeuse) pour le côté quantitatif.

Mise à jour des monographies de plantes :

Les monographies officielles évoluent. Lorsqu’une nouvelle version est proposée, on essaie autant que possible de la tester et faire part de nos commentaires aux instances concernées. C’est parfois l’occasion de faire changer une méthode officielle pour qu’elle tienne mieux compte des contraintes du terrain ou de la variabilité d’une plante.

Support & amélioration des méthodes de travail

Je suis amenée à intervenir :

  • Sur les études phytochimiques, pour l’amélioration de méthode de détection d’adultération ou de dosage de traceurs métaboliques.
  • Plus particulièrement en tant que support d’expertise botanique. Je valide par exemple les photos de plantes utilisées pour la communication ou encore les noms botaniques qui apparaissent sur nos fiches techniques ou packagings. Je recherche aussi des échantillons botaniques fiables lorsqu’une nouvelle espèce est à l’étude.
 

Quel est ton plus bel accomplissement personnel et professionnel ?

« Mon plus beau projet est la mise en place des formations d’initiations à la botanique. »

Ces formations permettent de donner une vue d’ensemble des aspects qui nous touchent dans notre travail ainsi que ceux du quotidien. Par exemple, expliquer le pourquoi des noms latins que l’on voit sur les étuis, mais aussi montrer la diversité du végétal et se rendre compte que nos plantes poussent parfois dans nos jardins, le long des routes.

Depuis fin 2017, nous avons organisé 17 sessions en interne qui ont réuni plus de 150 personnes, 17 sessions en interne ; tout le personnel est concerné quel que soit le service dans lequel il travaille. C’est un enrichissement personnel très important et satisfaisant !

Est-ce que tu as eu des répercussions dans ton quotidien ?

J’ai eu l’impression que cette formation répondait à un besoin de mes collaborateurs. Ils s’intéressent et font la relation avec ce qu’ils ont autour d’eux.

« C’est important pour moi car c’est un lien de transmission. L’échange de savoir est une de mes valeurs principales. C’est souvent une succession d’opportunités qui nous amènent à échanger avec des gens et donc à apprendre d’eux. »

Depuis, mes compétences dans le domaine botanique sont reconnues au sein d’Arkopharma !

Qu’est-ce que tu préfères dans ton travail chez Arkopharma ?

L’avantage principal d’Arkopharma est la variété de références de plantes et de produits auxquels nous avons affaire quotidiennement. Les sujets de travail sont diversifiés, les approches multiples. On peut toucher à beaucoup de choses. Le deuxième point important pour moi est la taille de l’entreprise. Arkopharma regroupe beaucoup de collaborateurs impliqués dans leur travail. Une communication de fond est amorcée pour que ces personnes partagent le savoir acquis dans leurs services.

 

Que contient ta liste de vœux pour les 5 prochaines années ?

« Un beau jardin botanique ! Il pourrait servir aux collaborateurs et aux visiteurs. »

Ce serait utile pour tous :

Pour les laboratoires LabNat et Contrôle Qualité : il est parfois compliqué d’avoir des échantillons. On est contraints de mandater quelqu’un de qualifié pour aller le chercher dans la nature, ce qui revient cher... quand toutefois c’est réalisable. Souvent, on compare nos échantillons à une référence, un texte ; or voir la plante fraîche est une mine d’informations. Un jardin serait une échantillothèque vivante.

Pour les collaborateurs d’Arkopharma : on est dans un laboratoire de phytothérapie mais la plupart des collaborateurs travaillent sur des poudres ou des liquides. Il serait intéressant de voir à quoi ressemble la plante qu’on met en gélule.

Ce serait un plus également pour les visiteurs. Nous pourrions enrichir la visite de notre usine par une visite du jardin botanique : un espace déstressant pour bien ancrer la naturalité de nos produits.

« Resserrer le partenariat avec nos fournisseurs permettrait de sécuriser l’approvisionnement et d’éviter les ruptures. »

 

Un autre souhait, qui se concrétise petit à petit, serait de travailler plus en collaboration avec nos fournisseurs. L’herboristerie est en train de changer, les attentes des consommateurs évoluent, des contraintes réglementaires émergent... Cette évolution se fait au niveau de toute la filière des plantes médicinales, c’est l’occasion de travailler ensemble pour relever ces nouveaux défis.

Conseilles-tu les produits Arkopharma autour de toi ?

Oui tout à fait. Ce sont des produits naturels que je n’hésite pas à conseiller. J’en utilise moi-même certains régulièrement, comme l’échinacée et la gelée royale à l’approche de l’hiver, ou l’Huile essentielle de Gaulthérie pour son action antidouleur musculaire et articulaire.

 
Fanny et les produits Arkopharma
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